Wrath : Rock N’ Roll Fever

Direction l’Ohio. La ville de Canton, siège du comté de Stark. Profitons-en pour remonter le temps. Les années 70. La future star locale, Marilyn Manson, n’est alors qu’un enfant solitaire qui connait ses premiers traumatismes, et le groupe Wrath se forme à peine.

Wrath, ça ne vous parle certainement pas. Ou alors, vous avez adoré comme moi ce post de The Drone, qui présente une compilation de raretés du label de Chicago Numero Group, Warfaring Strangers: Darkscorch Canticles. Voilà trois gars : Ralph Minocchi à la guitare, Glen Sikora à la basse, et Rick Page à la batterie et au chant. Trois gamins, qui investissent les garages du quartier pour répéter un rock secouant et spontané. Bientôt, ils enchainent les premières parties et enregistrent, via leur propre label crée pour l’occasion, le disque Rock n roll Fever / Warlord en 1975.

Ce qui saute aux oreilles en écoutant la chanson Warlord, c’est l’apparente urgence de l’acte. D’ailleurs, l’enregistrement du titre, toute une histoire : Page est malade, victime d’une laryngite handicapante pour l’exercice prévu. Minocchi, qui a écrit la chanson, insiste pour tenter un enregistrement avec la voix de sa femme Sherry. 1 prise seulement et c’est dans la boîte. Les approximations de Sherry offrent un charme inattendu au moment et Wrath le grave sur disque. La jeune femme ne réinterprètera plus jamais Warlord.

L’urgence et la spontanéité.

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par Yoann le